09 juillet, 2008,11:53 PM
Le silence de ma chair à tes oreilles sourdes, j’aperçois dans ton regard toute l’amertume du monde que tu caches en toi. Tes mains cherchent tout de même la morsure sur ma peau, l’ouverture où l’être que tu souhaites se cache. L’entrée béante qui saurait te mener jusqu’au fond de mon corps.

Tu ne trouves que ma peau. Ma fleur de peau.

Je parle les mots de mon cœur en espérant que tu m’entendes. Je cherche la fréquence parfaite qui pourra colmater les fissures du pont qui nous sépare, la nuit. Je t’offre mon corps, bien que fermé. Ma chair, bien que cachée. Je prie pour que tu saches un jour trouver la voie, la brisure pour la réparer. Je comprends ta tristesse, écho de la mienne.

La colère, elle, n’accompagne que moi. Moi et ma fleur de peau.

Tes doigts caressent ma peau comme un frisson. Une douce barrière que tu méprises, au fond, même si tu refuses de l’avouer. Un fossé sans fond où se perd le désir, s’enfonce l’espoir un peu plus, chaque fois.

Une fleur de peau.

Fanée.
 
Écrit par Endlessness